Les fourmis « numeriques »

apportent de l’eau au moulin de Howard Bloom.

Phase I.

Les informaticiens ont étudié de près le comportement des fourmis dans leurs cheminements. Ainsi, existent des programmes les imitant avec comme application : le transport entre ville, pays, états et même : comment faire des économies lors de l’envoi d’un satellite aux confins du système solaire.
Le parcours d’un satellite (pour arriver sa destination) requiert l’utilisation de « l’effet de fronde » qui – grâce à l’attraction (détournée) au passage près de planètes, catapulte un satellite de planète en planète et procure une substantielle économie de carburant.

La combinatoire, l’algorithmique utilisée, reposant sur ce qu’on a étudié chez les .. fourmis !! fourmis transportant de petits morceaux de feuilles.

On sait que de nombreuses recherches tentent d’imiter le comportement des blattes et autres cafards qui, s’ils sont repoussants, sont des prodiges de vitesse, résistance, tout ça dans l’économie.. à des fins militaires en particulier.

Phase II.

lance_pierre4

Ce péambule me fait penser à cette oeuvre somptueuse de Howard Bloom « Le Principe de Lucifer » où Bloom nous étonne avec l’intelligence dans le règne animal.
Un exemple étonnant ..

On a remarqué que lorsqu’on secoue une masse visqueuse de micro-organismes, ils se dispersent un temps dans l’eau et puis – lentement, ces micro-organismes – contre toute logique, se regroupent à nouveau, comme si une volonté, une intelligence collective les entraînaient à le faire. C’est théoriquement impossible bien sûr car pour se faire, il faut un cerveau qui est lui-même, composé d’une foule de neurones.

Howard nous convie à une curieuse réflexion sur les « modèles » animal et les modèles humains.. qui sont pratiquement les mêmes.
Il conclu que les humains individuels font pourtant partie de « super-organismes »
dépendant, répondant à telle volonté, tel logique commune.

Une colonie de fourmis est un « super-organisme », comme les hommes n’ont pas seulement – chacun une conscience mais ont aussi une véritable conscience collective.
Cette entité de « super-organisme » n’a pas de poids, ne se mesure pas mais existe pourtant.
On peut voir les masses de terriens comme des super-organismes.

Bloom reprend cette idée de « mènes ». Un mène, c’est une « idée » qui guide, pousse les humains collectivement dans une certaine direction, comme le christianisme, Karl Marx.. les contestataires du 911 etc.

.. la thèse appétissante que soutient Howard Bloom dans ses …… Il évoque par exemple comment le mène chrétien impose la chasteté

L’idée générale de Bloom (1), c’est que – chez l’homme comme chez l’animal, on se déchire, s’exploite, se vole et se spolie.. profite les uns des autres à cause de cette irrésistible nécessité de transmettre nos gènes qui est la responsable.
Mais surtout : il souligne que C’EST NORMAL qu’on se déchire.. et il est normal que les plus faibles soient bouffés, exploités .. la nature vire les branches mortes pour le compte de son « évolution ».

Avouons que chez nous, généralement judéo-chrétiens, c’est une vision assez dérangeante. Et, le challenge, c’est d’être immoral, mais pas trop !

(1) Le volume II du Principe, n’a rien d’indispensable – il m’est avis.

[Tags Keywords Maxvasile ]

Publicités

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s