Les djeunes vs les vieux

Eh non : Al.Hy n’a jamais été une « djeune ».. elle fut bien moins déconneuse qu’on aurait pu le croire, mais par contre, elle frise la vingtaine (1).

Ici, on fait une pause des considérations médiatiques pour écrire une petite feuille de social.. plutôt « sociétal » comme on dit ces jours ci.

D’abord : les jeunes deviendront vieux..
attendez – vous allez comprendre.

chloe 2

Pourquoi les parents, les vieux.. les anciens, sont si ringards ?
Quand on est à charge de ses parents : on a pas de biens propres, pas de charges au delà du livret scolaire. On râle parce que l’argent de poche s’évapore trop vite. On est généreux avec ses copains, même si ça coûte aux « vieux ».. Quand on ne possède rien, on est capable de tout donner n’est-il pas ?

C’est quand on devient indépendant (On traduira : qu’on devient dépendant de soi-même, plus exactement), que ça se corse. Il faut payer son studio ou son appart dès qu’on trouve l’âme sœur; âme sœur et bientôt – on se retrouve à quatre âmes sœurs et « petites » sœurs, fo se lever 3, 4 fois par nuit !
.
Là, cette attitude de « jeune » qui n’a rien à perdre puisqu’il ne possède rien, n’a pas encore capitalisé, mais il commence à changer.
Cet ancien jeune commence a défendre son patrimoine naissant. Il défend son gosse qui s’est attrapé un coccard en cour de récré.
Puis il va défendre son salaire.. va a la FNAC râler que « son » aspirateur ne marche pas alors que plus jeune, il se foutait pas mal que l’aspiro des vieux soit en rade..
Doucement – après les prises de bec avec le percepteur, il se radicalise : ça y est – on a (comme ses « vieux ») des trucs à défendre, sa maison, ses « valeurs », ses enfants.
Puis – plus rapidement qu’il n’y paraît, la toute jeune Chloé va réclamer un smartphone à son tour, son frère Alex râlera qu’il faut rentrer avant dix heures ..
Quand les parents seront absents, Chloé invitera des copains qui vont dévaliser le frigo et casser ce précieux vase.. Elle ne dira pas « tu viens de casser un vase chéro » (ce qui impliquerait sa conscience de la propriété familiale), elle dira « Merde, je vais me faire engueuler » soulignant ainsi sinon son « opposition » mais au moins, son détachement et son manque d’implication.

La boucle est bouclée.

A contrario, si les jeunes ne comprennent pas encore les problèmes de leurs vieux pour ne pas les avoir expérimentés, les parents ne se souviennent avoir été jeunes fous qu’avec difficulté. Pour illustrer : on se souviendra de « Retour vers le Futur » où elle dit en aparté « Moi aussi, j’ai déjà fumé dans un parking », ou un truc comme ça – alors qu’à la table familiale, elle moralise honteusement 😉

(1) 01/01/94

[Tags Keywords En Famille M6 Chloé 1994]

C’est pourtant simple (Maj : moules)

♦ C’est encore une combine pour – sinon :

« perdre » du poids, au moins – contrôler la façon dont on mange.

Il est des filles qui ne se trouvent pas assez anorexiques sous prétexte qu’elles auraient 2 kg à perdre.

Ici, on ne fera pas de médecine de bonne femme – que nous tomberions sous les coups de rouleau à pâtisserie et devant le juge pour exercice illégal de la médecine. Un simple petit conseil, donc, mais pourtant efficace, concernant la psychologie de la bouffe.
Je l’ai remarqué (cause à mes nombreuses heures de vol), chez les gens en sur-poids, le premier facteur (outre l’adolescence, la puberté) ce sont les habitudes familiales : des familles entières « bouffent » alors que d’autres se nourrissent tout simplement.

La plus mauvaise habitude, c’est le « manger mou » car, manger mou, c’est faire peu d’efforts pour engloutir.. c’est engloutir plus en moins de temps. Et cette recette efficace autant que simple : c’est de manger compliqué.
Le temps consacré à manger intervient beaucoup dans la satiété. Se jeter sur 300g de barbaque et l’engloutir en 2 mn, d’évidence, ce n’est pas la soluce car après il y aura les frites, les entremets , « fromages » ET desserts, alors que 60 g de crevettes grises prendront bien une demi-heure et donneront l’impression d’avoir mangé comme quatre.
Encore moins compliqué : comme dans le Chnord.. mangez forces moules – sans une goutte de graisse ! (5)

Par exemple (bien que ce ne soit de moins en moins possible pratiquement) : manger un truc léger et compliqué comme du pigeon, de la bécasse.. c’est long et peu gras.

On a déjà vu ici, que boire deux verres d’eau calmait déjà passablement l’appétit.

♦ Pratiquement,

on a par exemple ici, une recette de spare ribbs, du travers de porc mais contrairement à son nom, il est fort peu gras, long à déguster, peu riche tout bien réfléchit.
On se bat avec quatre morceaux qu’on va s’en sucer les doigts sans prendre 2 grammes. Comme c’est de la cuisine chinoise : pas de pain par dessus le marché.. remplacé par un bol de riz.

On peut réaliser cette recette simple pour impressionner ses copains.. ce n’est pas interdit.

Tu achètes du travers de porc – disons 4, 5 morceaux par personne; le moins gras possible mais ça l’est peu déjà.

Le nec, c’est de couper les morceaux en « bouchées », façon chinoise.
Tu les jettes dans un peu d’huile et fait revenir, les retournant en faisant sauter en l’air. Le mieux pour les faire « sauter » c’est d’utiliser un guo (锅) que les incultes appellent « ou’oke » ou wok, mot américain (1) qui ne convient pas à la cuisine chinoise.

Bon, le temps qu’on cause, les morceaux sont revenus, bien dorés (Plus ils sont revenu et plus ils sont vidés de leur graisse). On jette l’huile.. les graisses. On jette un peu de sucre dessus en remuant (2), quelques gouttes d’huile de sésame. Le sucre fond et colle à la viande. On jette du jiangyou (sauce de soja 酱油). On touille à feu vif – fait sauter. La sauce se transforme en miel brun brillant qui colle bien à la viande. On saupoudre d’un peu de piment de Cayenne concassé (même avec des pépins), « un peu » ! Généralement, on dit « travers .. sauce sucrée » mais sauce sucrée est un abus de langage, car après cuisson, il n’en reste plus, de sucre, il a été quasiment caramélisé.
Question sel.. pour éviter de saler : on jette une pincée de glutamate (3) qui remplace fort bien le « salé ».

Pour faire joli – à la chinoise – on coupe des cives/ciboulette chinoise, fanes d’oignon dessus et un peu de coriandre ciselée. Pendant qu’on « bouffe », les chinois sont très sensibles à la présentation, l’harmonie des couleurs – le vert des cives, ça sert surtout à ça.

Certain y mettrons un peu de miel plutôt que du sucre, d’autres de la cassonade, sucre brun.. ça ne change pas grand chose.

On a préparé du riz à l’autocuiseur : une mesure de riz (ne pas le laver) et un peu plus d’une mesure d’eau. Du « riz rond », riz de pauvre ou du riz long. Compter deux mesures de riz pour trois mangeurs normaux 😉 mais comme – cuit à l’autocuiseur, il est fameux, autant dire une mesure par personne.

Avec des baguettes (deux par personne) et voilà-voilou.

baijiu

Cette recette est pratiquement inconnue du nord de la Chine, c’est plutôt cantonnais (char siu). On ne mange jamais « vraiment » chinois en Europe, les français ne le supporteraient pas. On mange cantonnais, Taiwan, thaï, et bien sur, vietnamien.

Pour faire des « american spareribs », c’est exactement la même chose mais on remplace le jiangyou par de la HP-sauce qui contient pas mal de sucre.
On fait revenir; presque cuit, jette l’huile, saupoudre d’une pincée de sucre et on verse du HP-sauce mouillé d’un peu d’eau. On retourne plusieurs fois.
On peut préférer le BBQ si on le souhaite et s’il ne pleut pas des hallebardes.
Ah j’oubliais ! Question présentation : pour les « américain sparibbs » on ne coupe pas les morceaux, on les laisse groupés par 4/5 – une vision « BBQ » des choses. Le riz ? De l’Uncle Bens – où avez-vous la tête ?

D’évidence : pour que ça marche, il ne faut pas que cette idée ne soit exercée qu’une fois par an. Il faut que ça devienne une règle de vie.

Les « surpoids » choisiront la flotte.. ou un peu de Listel rosé. Pour les autres : on tombe d’accord sur le pinard : un rosé de Provence un Tavel ou un Tavel pour faire riche.

Un gris de Toul fera bien l’affaire aussi – quand on habite près de Toul; à boire comme un trou bien sur, sans aucune retenue. Les chinois eux, avec, boivent : rien – coutume chinoise, mais s’ils se décident à boire, ils éclusent de l’alcool de riz blanc (infect) qui titre 55 à 65°, tiède si possible. Ca fait monter la température de la conversation vers 55, 65°. A déconseiller sans lits de camps ou civières.

L’alcool de riz (baijiu), disons que ça ressemble peut être à de la grappa, du schnaps (« .. distillée à partir de céréales, de racines ou de fruits, en particulier… « , bref, n’importe quoi) ou vodak de très très mauvaise qualité, du genre qui rend aveugle rien qu’à la regarder. Ça a un arrière goût de vieux bois pourrit, pas de chêne, ça c’est sur – les chinois (et chinoises) adorent ça. Comme on le voit sur l’étiquette, celui-ci ne titre « que » 55°. 55 en chinois : ça fait « 5, 10, 5 » – 五十五 (wu shi wu).

(1) Américain d’importation Taiwan.

(2) Si on a ps de prétendu problème de surpoids, on peut en jeter généreusement.

(3) Qui n’a rien d’allergène comme le raconte les ignares.

(4) En ignorant que « la mastication » prépare la digestion.

(5) Bien que les gourmands hors surpoids, peuvent les préparer dans de la crème, oignons, ail avec deux brins de persil.
Quelques frites – c’est pas interdit : il existe des friteuses « sans huile » .. une cuillère tout au plus !

Les vieux – c’est toujours comme ça

« De mon temps, c’était l’bon temps »
et c’est comme ça à chaque génération : les jeunes sont des « blousons noirs » ou « des punks », à notre époque, c’était différent, on aidait les vieilles dames à traverser au passage clouté.

Tout ça, c’est faux – bien sur (les époques se ressemblent), mais c’est un peu vrai quand même..

Voyez par exemple cette émission « Fans des années 80 » qui commencent en 70 d’ailleurs – émission à trois heures du mat’. Cette redite de redite montre quand même l’hyper créativité de cette époque qui a vu des Beatles aux Pink Floyd.. Led Zep, Andy Warhol et j’en passe.

Mon fils – très critique sur la pauvreté française et pauvreté occidentale – a passé son adolescence en Chine et il supporte très mal le « climat » français, le rap, le manque de créativité.
Lui et moi : on est des vieux en somme.

Quand j’écris « Beatles aux Pink Floyd.. », ça dépasse les musiciens chanteurs bien sur, ça affecte la société en profondeur; c’était « la guerre du Vient-Nam » qui – contrairement à l’Afghanistan, a affecté, modelé, les visions artistiques, musicales .. le théâtre et le cinoche.
Comme quoi : « une bonne guerre », ya qu’ça de vrai 😉

A notre époque : à par le rap, on a guère droit qu’à la télé-réalité.. tous deux en guise de « révolution culturelle » 😉

Heureusement que quelques museaux sortent du lot – comme Al.Hy, sans ça « Bonjour Tristesse ».