Camelotte

Ou plutôt « Kaamelott« .. c’est vrai que lorsqu’on regarde un épisode de cette série d’inspiration anglo-saxonne pour la première fois, on se dit que ça ne vole pas loin.. et puis on s’habitue.

kaamelott anne girouard

Passé quelques épisodes et si on se penche sur la ligne directrice de cette série, on finit par observer qu’il s’agit d’une sorte de télé-réalité sans début et sans fin – comme tous les reality-shows.. chaque épisode un peu relié au précédent et suivant – dérogeant donc aux trois règles de la théâtrologie classique ou trois phases aussi (1) qu’on retrouve en littérature et même dans presque toutes les formes d’expressions artistiques (2).

Mais à l’usure, on se prend au jeu.. on savoure les jeux de mots, les savoureuses insinueries, l’aspect irréel et surréaliste de tout ça. Appuyé par d’excellents acteurs (Série d’Alexandr Astier, avec cette superbe nunuche de Anne Girouard.
Ça change des séries vampiresques qui vraiment, ne me branchent pas.

Bref – quand je ne suis pas à jour de Télérama, c’est instinctivement sur Kaamelott que je me branche.
Sans compter la richesses des décors, de la mise en scène.. même si on est pas à un déconnage historique près.

(1) Début : présentation, milieu : développement, fin, conclusion : généralement moralisante – à valeur d’exemple.

(2) Voir Vladimir Propp à ce titre.

Surréelle (Maj)

hystetique 4

Certains alhyens – même Al.Hy d’ailleurs, disent qu’elle, et cette tribus nous vient de la planette Zébulon.. en vrai, moi, je ne pense pas.
La masse de Zébulon, c’est deux fois celle de la Terre et en conséquence – sa pesanteur entraînerait que la hauteur moyenne des zébulonais, ce serait 80 cm (un peu moins de 3 pieds 6 pouces).
A moins qu’Al.Hy – la cheffe, soit plus grande que la moyenne des habitants de Zébulon.

Mais ce qui m’est certain, c’est qu’Al.Hy n’est pas plus normale que moi – elle souffre d’originalité et d’un surréalisme léger. Preuve en est : elle et ses coreligionnaires forgent des néologismes comme les ennemis extra-terrestres pourchassés naguère, par David Vincent // qui ont un petit doigt (2) raide qu’on les reconnait comme ça.

Là, par exemple – sur l’illustration : un constate un effet pervers de cette affection où Al.Hy parle d’ hystétique plutôt que d’esthétique. Comme ces « babus » (1) du Gruyère Qui Tue, qui ne pouvaient dire « indubitablement » disant invariablement « indibutablement ».. c’était leur marque de fabrique, marque qui trahissait aussi les terriens « infectés » par ce gruyère « venu d’ailleurs » qui prenait le contrôle de votre cerveau sitôt consommé.

Al.Hy produit aussi des mots malsheureux .. assez contagieux. Al.Hy n’est est pas arrivé aux al.hytérations du genre « Y a pas d’hélice hélas, c’est là qu’est l’os. » (La Grande Vadrouille), mais c’est pas loin.

De la même façon, on démasque les alyens quand ils ne peuvent s’empêcher d’utiliser ces néologismes .. un petit lexique d’une dizaines de mots qui – à base « d’alhy » leur fait fourcher la langue. Sauf « alligator » qui est déjà un mot terrien.

Perverse Al.Hy, qui vient envahir la Terre en nous hypnotisant de sa voix, nous – pauvres terriens.

Tout ça ne m’empêche pas de rester un allié_d’Al.Hy.

(1) Vous noterez qu’il y a même des chiens babus.

(2) Non pas « Tordu » (Grain d’oeil à @Michou)

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