Profils variables

Le thème – c’est « comparer ce qui est comparable » si tu veux.

Al.Hy doit assez couvent râler quand je mélange tout quand aux considérations techniques, musicales.
Elle a bien raison.. tout est question de « surface » médiatique.
De « Coeur de Pirate » à Empire Of the Sun voire Lady Gaga, il y a des précipices.

On peut se risquer qu’un auteur, un chanteur – a gagné ses trois étoiles de général quand il a fait le tour de la planète. D’abord : on est « très local », on chante entre potes. Ensuite – on peut avoir la chance d’être projeté, « sortir » et apparaître dans les médias; c’est là ou en est Al.Hi.
Mais sans « valoriser », on peut quand même comparer, car les schémas – petits ou grands, sont toujours les mêmes pour ce qui est de la qualité.
On peut avoir d’énormes moyens comme Lady Gaga – de gros moyens, comme Empire of The Sun, mais on peut aussi cartonner avec des moyens modestes comme les Michel Berger/France Gall et « Cézanne peint » mais qui restent dans l’Hexagone.
Quand « Johnny Halliday » va faire un boeuf à Las Vegas, c’est devant les 1.800 expats locaux toujours.

Les moyens engagés y sont pour beaucoup bien sur. Quand Madonna faisait le tour de la planète, on était obligé d’utiliser notre calculette en mode virgule flottante car elle n’affiche pas plus de 32 chiffres.
Les clips de Lady Gaga – ceux de feu Michael Jackson, se comptent en billion de dollars – « million » en français, de dollars.
La « surface » de la France dans l’histoire est bien short.. d’ailleurs, TOUS les labels sont US.

En somme : il n’y a pas que la qualité.. il y a surtout une masse de fric derrière tout ça; on est plus ou moins « vendables ».

Publicités

On peut tout dire du cinoche, des émissions télé, mais .. (Maj)

il reste un phénomène typiquement français : c’est la qualité de notre pub.

Bien sur, il y a plein de crottes mais, nos publicistes pondent – de temps à autre, de véritables perles.

« Exception française » ? Génie ?.. Je ne saurais trop dire – à moins que ce soit simplement :

En France, jusqu’en 2000 (de mémoire), il était interdit de dire « Carrefou.. » c’est de la gnognotte, « Lecle.. » c’est bien mieux.. Contrairement aux US, ici – la pub comparative était interdite. Et de ce fait, les publicitaires étaient obligés de faire de la qualité pour qu’on remarque – s’attarde, sur les produits vantés.
C’est ainsi que – dès débuts de la télé couleur jusqu’aux 2000, on a eut droit à un festival.. que Jean-Marie Boursicot avait décidé de provoquer (au Grand Rex – Paris) : une « Nuit des Publivores » dévoreurs de pub. Chaque année, on s’installait dans un fauteuil vers 8h pour se relever vers .. 8h – café/croissant fournis. J.M y faisait projeter des pubs des cinq coins du monde, des plus nulles, des plus sexy, des plus hilarantes car on ne vend pas une mobilette ou de l’Aspirine de la même façon en Afrique, « URSS », France ou en Chine.

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Copie malheureusement médiocre :

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Quand passait cette « Nescafé » : les 4.000 spectateurs au Grand Rex, se levaient et gueulaient comme des malades (malades de pub). Elle est resté fétiche un 20 aine d’années.

Pour des questions de gros sous, Boursicot semble avoir grand mal à maintenir sa collection (en Suisse), l’INA lui reprendra peut-être, pour une bouchée de pain.

Aux US, la pub – ça vaut des montagnes de dollars. Ce n’est pas non plus donné en France mais on arrive à faire des pubs magiques pour la somme de bien moins cher. Le coût de passage des pubs dans les médias est tel que la qualité technique, esthétique – doit être irréprochable.

On ne va pas vous imposer toutes nos pubbes fétiches.. yen aurait pour trois bonnes nuits de Publivore. Pour illustres, on en montrera qu’une – mais pas des moindres –

Un peu d’infographie ..Nickel-clean magique : emballé, c’est pesé ! Si après ça, t’achètes pas, c’est qu’il y a un malaise.. bien qu’ici, on ne soit sensible qu’à la qualité de la pub, pas trop au message transporté.

Merci aussi à la musique – comme celle-ci de « Empire of the Sun« ; merci de son indispensable renfort à l’image, merci de faire 50% du chemin pour arriver au porte-monnaie du consommateur.

La première pub a m’avoir scotché – elle devait être de Pierre Schoendoerffer, c’est une pubbe sur les bassines en plastique « Gilac ».. QUE des ustensiles de cuisine, bassines rouges et vertes .. ce clip pourtant, était bluffant.
Etonnant non ?
Mais bon : ce n’est pas un secret que derrière les pubs les plus magiques se cachent mal les plus grands réalisateurs.

Une mauvaise note toutefois – pour nos cabinets de pub : tros rares sont les pubs avec une musique française.

La psychologie dans tout ça

Al.Hy a fait des choix quand à son style, ses textes et éventuelles « reprises » (son producteur aussi !)

Choix à 90% de son ego donc..

N’empêche qu’a part l’alhyen convaincu d’avance, il y a le « reste » du public potentiel, soit environ 65 millions de français.
Vous l’avez remarqué – bien sur : quand il s’agit de vendre une voiture à un public troisième âge : le fond musical, c’est toujours les Beatles ou les Stones.. (4° âge : Berthe Silva ou Charles Trenet) à l’extrême rigueur « SuperTramp ».- les jeunes qui peuvent acheter, ce sera « Empire of The Sun » et ne voyons pas de hasard là dedans – les cabinets de conseil en pub se trompent rarement ! C’est ce qu’on appelle pointer « la cible », je suis une cible de la pubbe.
Rester confiné dans ses honorables convictions, ne « pas faire de concession » n’est pas toujours de meilleure augure question marketing .. dosage difficile – sans aucun doute.

Qu’elle le veuille ou non, notre princesse éthérée aussi a une cible, c’est « le plus large public ». Et pour le « toucher », pourquoi pas un ou deux trucs de ce genre :

On voit bien Al?Hy (à quelques mots près), entonner « House of Rising Sun », sapée blazer et chemise blanche prête pour la pendaison.. ce qui ferait se tourner l’oreille même à ce vieux plublic de Johnny Halliday.. le troisième âge aussi : « achète ».. il a même un pouvoir d’achat supérieur aux djeunes !

En outre : c’est dans son registre (sauf les basses) et la forcerait à nous étonner encore une fois.

Elle pourrait même le jouer presque d’une seule main au clavier !..

Ce n’est qu’un exemple, bien sur – mais c’est à creuser.

Et en plus (moins) : les droits ne valent rien.