C’est pourtant simple (Maj : moules)

♦ C’est encore une combine pour – sinon :

« perdre » du poids, au moins – contrôler la façon dont on mange.

Il est des filles qui ne se trouvent pas assez anorexiques sous prétexte qu’elles auraient 2 kg à perdre.

Ici, on ne fera pas de médecine de bonne femme – que nous tomberions sous les coups de rouleau à pâtisserie et devant le juge pour exercice illégal de la médecine. Un simple petit conseil, donc, mais pourtant efficace, concernant la psychologie de la bouffe.
Je l’ai remarqué (cause à mes nombreuses heures de vol), chez les gens en sur-poids, le premier facteur (outre l’adolescence, la puberté) ce sont les habitudes familiales : des familles entières « bouffent » alors que d’autres se nourrissent tout simplement.

La plus mauvaise habitude, c’est le « manger mou » car, manger mou, c’est faire peu d’efforts pour engloutir.. c’est engloutir plus en moins de temps. Et cette recette efficace autant que simple : c’est de manger compliqué.
Le temps consacré à manger intervient beaucoup dans la satiété. Se jeter sur 300g de barbaque et l’engloutir en 2 mn, d’évidence, ce n’est pas la soluce car après il y aura les frites, les entremets , « fromages » ET desserts, alors que 60 g de crevettes grises prendront bien une demi-heure et donneront l’impression d’avoir mangé comme quatre.
Encore moins compliqué : comme dans le Chnord.. mangez forces moules – sans une goutte de graisse ! (5)

Par exemple (bien que ce ne soit de moins en moins possible pratiquement) : manger un truc léger et compliqué comme du pigeon, de la bécasse.. c’est long et peu gras.

On a déjà vu ici, que boire deux verres d’eau calmait déjà passablement l’appétit.

♦ Pratiquement,

on a par exemple ici, une recette de spare ribbs, du travers de porc mais contrairement à son nom, il est fort peu gras, long à déguster, peu riche tout bien réfléchit.
On se bat avec quatre morceaux qu’on va s’en sucer les doigts sans prendre 2 grammes. Comme c’est de la cuisine chinoise : pas de pain par dessus le marché.. remplacé par un bol de riz.

On peut réaliser cette recette simple pour impressionner ses copains.. ce n’est pas interdit.

Tu achètes du travers de porc – disons 4, 5 morceaux par personne; le moins gras possible mais ça l’est peu déjà.

Le nec, c’est de couper les morceaux en « bouchées », façon chinoise.
Tu les jettes dans un peu d’huile et fait revenir, les retournant en faisant sauter en l’air. Le mieux pour les faire « sauter » c’est d’utiliser un guo (锅) que les incultes appellent « ou’oke » ou wok, mot américain (1) qui ne convient pas à la cuisine chinoise.

Bon, le temps qu’on cause, les morceaux sont revenus, bien dorés (Plus ils sont revenu et plus ils sont vidés de leur graisse). On jette l’huile.. les graisses. On jette un peu de sucre dessus en remuant (2), quelques gouttes d’huile de sésame. Le sucre fond et colle à la viande. On jette du jiangyou (sauce de soja 酱油). On touille à feu vif – fait sauter. La sauce se transforme en miel brun brillant qui colle bien à la viande. On saupoudre d’un peu de piment de Cayenne concassé (même avec des pépins), « un peu » ! Généralement, on dit « travers .. sauce sucrée » mais sauce sucrée est un abus de langage, car après cuisson, il n’en reste plus, de sucre, il a été quasiment caramélisé.
Question sel.. pour éviter de saler : on jette une pincée de glutamate (3) qui remplace fort bien le « salé ».

Pour faire joli – à la chinoise – on coupe des cives/ciboulette chinoise, fanes d’oignon dessus et un peu de coriandre ciselée. Pendant qu’on « bouffe », les chinois sont très sensibles à la présentation, l’harmonie des couleurs – le vert des cives, ça sert surtout à ça.

Certain y mettrons un peu de miel plutôt que du sucre, d’autres de la cassonade, sucre brun.. ça ne change pas grand chose.

On a préparé du riz à l’autocuiseur : une mesure de riz (ne pas le laver) et un peu plus d’une mesure d’eau. Du « riz rond », riz de pauvre ou du riz long. Compter deux mesures de riz pour trois mangeurs normaux 😉 mais comme – cuit à l’autocuiseur, il est fameux, autant dire une mesure par personne.

Avec des baguettes (deux par personne) et voilà-voilou.

baijiu

Cette recette est pratiquement inconnue du nord de la Chine, c’est plutôt cantonnais (char siu). On ne mange jamais « vraiment » chinois en Europe, les français ne le supporteraient pas. On mange cantonnais, Taiwan, thaï, et bien sur, vietnamien.

Pour faire des « american spareribs », c’est exactement la même chose mais on remplace le jiangyou par de la HP-sauce qui contient pas mal de sucre.
On fait revenir; presque cuit, jette l’huile, saupoudre d’une pincée de sucre et on verse du HP-sauce mouillé d’un peu d’eau. On retourne plusieurs fois.
On peut préférer le BBQ si on le souhaite et s’il ne pleut pas des hallebardes.
Ah j’oubliais ! Question présentation : pour les « américain sparibbs » on ne coupe pas les morceaux, on les laisse groupés par 4/5 – une vision « BBQ » des choses. Le riz ? De l’Uncle Bens – où avez-vous la tête ?

D’évidence : pour que ça marche, il ne faut pas que cette idée ne soit exercée qu’une fois par an. Il faut que ça devienne une règle de vie.

Les « surpoids » choisiront la flotte.. ou un peu de Listel rosé. Pour les autres : on tombe d’accord sur le pinard : un rosé de Provence un Tavel ou un Tavel pour faire riche.

Un gris de Toul fera bien l’affaire aussi – quand on habite près de Toul; à boire comme un trou bien sur, sans aucune retenue. Les chinois eux, avec, boivent : rien – coutume chinoise, mais s’ils se décident à boire, ils éclusent de l’alcool de riz blanc (infect) qui titre 55 à 65°, tiède si possible. Ca fait monter la température de la conversation vers 55, 65°. A déconseiller sans lits de camps ou civières.

L’alcool de riz (baijiu), disons que ça ressemble peut être à de la grappa, du schnaps (« .. distillée à partir de céréales, de racines ou de fruits, en particulier… « , bref, n’importe quoi) ou vodak de très très mauvaise qualité, du genre qui rend aveugle rien qu’à la regarder. Ça a un arrière goût de vieux bois pourrit, pas de chêne, ça c’est sur – les chinois (et chinoises) adorent ça. Comme on le voit sur l’étiquette, celui-ci ne titre « que » 55°. 55 en chinois : ça fait « 5, 10, 5 » – 五十五 (wu shi wu).

(1) Américain d’importation Taiwan.

(2) Si on a ps de prétendu problème de surpoids, on peut en jeter généreusement.

(3) Qui n’a rien d’allergène comme le raconte les ignares.

(4) En ignorant que « la mastication » prépare la digestion.

(5) Bien que les gourmands hors surpoids, peuvent les préparer dans de la crème, oignons, ail avec deux brins de persil.
Quelques frites – c’est pas interdit : il existe des friteuses « sans huile » .. une cuillère tout au plus !

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Les rapports suspects entre Al.Hy et Alceste

Parcours dans les neurones d’Al.Hy aux alentours de 2010.

Alceste est furieux parce que Philinte vient de prodiguer des marques d’amitié à un homme qu’il connaît à peine. Philinte lui rappelle les exigences de la politesse. L’opinion d’Alceste est qu’on a le devoir de dire la vérité partout et à tout le monde. Il ne voit qu’hypocrisie dans la politesse, et même dans tous les faits et gestes de l’humanité.

il aime une coquette médisante, Célimène. Alceste se calme et convient de sa faiblesse.

Elle montre à Alceste son ridicule et ses contradictions.

Trahi, Alceste veut se venger et offre son amour à Éliante,

le petit nicholas 28

Alceste a perdu son procès. Il ressent une haine de plus en plus vive contre l’humanité.

Alceste, lui, reste là, encore prêt à pardonner à Célimène et à l’épouser, si elle accepte de le suivre pour vivre avec lui à la campagne. Célimène hésite, puis refuse. Alceste déclare alors son intention de rompre avec elle et de se retirer dans la solitude.

(Lire la suite sur : http://www.etudes-litteraires.com/moliere-misanthrope-resume.php#ixzz2bMac9LOc )

Dans « Le Petit Nicolas » : Alceste est « un copain qui mange tout le temps ».

L’Alceste de Molière n’est-il pas un gros naïf qui s’est trompé de société, dans le fond ? du moins : un idéaliste un peu à côté de la plaque ?
Critiquer la société a pour sens « chercher à améliorer » bien sur, mais est-ce que Molière y est arrivé ? Encore en 2013, on est en droit de se poser la question 😉
Pour changer la société, il faudrait commencer par changer l’homme (et surtout : la femme) – ce n’est demain la veille.

Dans « le cas » Al.Hy – son intérêt pour le personnage d’Alceste : s’identifie t-elle à lui ? Elle reconnait à plusieurs reprises sa verdeur, voire sa naïveté (ce qui est caractéristique qu’une jeune qui met les pieds dans la société, surtout dans les médias – bien que lorsqu’elle « choisit » Alceste, elle ne s’appelle pas encore « Al.Hy ».
Ou plus simplement : ne nourrit-elle pas de la sympathie pour un semblable ?
C’est un peu la même chose dans le fond.

Puis : « hypocrite » et « heureux » – qui sont les deux autres composant d’Al.Hy.

Pourquoi-comment ce contrepoint à « Imbécile heureux » ?
Certainement pas des qualificatifs à Alceste qui au contraire, regrette l’hypocrisie de la société et est malheureux de son amante incertaine.
Ou alors : hypocrite et « fier de l’être ». Mais dans ce cas, Ophélie ne s’identifie pas mais est critique de cette gente au contraire.

On est bien incapable d’analyser la démarche alhyenne d’autant qu’on est pas parvenu à paparazziter son « petit carnet noir », mais tout ça éclaire quand même – sinon sur les solutions, au moins sur les questions qu’à 16/17 ans, elle se posait.

La psychanalyse – déjà que je ne lui accorde que très peu de crédit ici, c’est pas le propos – mais c’est vrai qu’on traîne tous nos traumas. Moi, par exemple : je suis trop « carré ».. Quand je vois une image qui n’est pas « à la bulle » (1) que l’horizon barre en couille d’un degré, il faut toujours que je redresse l’horizontal, sans quoi, ça me provoque une perturbation neuronique.

(1) Expression en prise de vue qui a pour sens : la caméra ou l’appareil, n’était pas bien horizontal. Il y a un petit niveau à bulle sur les pieds de caméra.