Les smseux (Petite maj)

cappe tourrond

Les djeunes sont friands de SMS.. certains vieux l’étaient aussi d’une certaine façon; par exemple : on utilisait le télégraphe de monsieur Chappe pour se dire deux ou trois trucs et on racontait pas l’Ancien Testament – tu peux me faire confiance (3). Puis, ce fut le tour de la télégraphie « Morse », le code « Q ». QRA, signifie : « Lieu de résidence », QRT : arrêter, mourir.. QFE : « Quelle est la pression atmosphérique à l’altitude de l’aérodrome (ou au seuil de la piste)en hPa) ? », et des extensions familières comme « 77 » : bonjour, 88 : baisers (réutilisé par les CBistes).
Aujourd’hui donc, on reste dans la ligne et on va au plus rapide fort de nouvelles technologies mises à notre disposition.
Mais c’est vrai que dans l’usage courant, 88, ça manque quand même de romantisme.. vrai que ça fait reculer la langue française déjà qu’elle tousse à cause de l’améringlish.

C’est Stéphanie Bédard qui m’engueulait parce qu’elle pensait qu’involontairement, je soignais mal ma grammaire, faisais des fautes ( » .. mois saucisse. ») et qu’elle admettait mal des tournures surréalistes au 3° degré.. avant que je ne m’explique.

Les smseux vont être tro déçus car Al.Hy tient son langage, elle – même quand elle tchatte. En outre, et je l’adore pour ça : fruit du hasard certainement : elle a un verbe aussi débridé, marrant, que le mien. On a pourtant un précipice d’écart d’âge mais on vibre que je la comprend à mi mot comme elle me comprend je l’espère. Et tout ça sans sms..

A moins que ce soit une « grosse » coquine.. futée rusée kom elle est, elle s’adapte; elle use d’un bon français ou de SMS selon avec qui elle dialogue // oui, c’est plutôt ça.

Revenons-en à son esprit saute-mouton débridé :
Hier 20 h, elle me dit par exemple : « Je vais à la chasse » pour dire : « Met ton clavier en pause.. je vais acheter de la viande morte à la superette du coin car je commence à avoir la dalle ». Ou déclare à ses alhyens :

Al.Hy 17 août
Envolée sur Zébulon depuis quelques jours, voici ma carte pause-(t)-hâle.
J’ai déjà hâte de vous retrouver,.. Tellement de choses nous attendent..

Ce qui dénote un caractère trempé d’une bonne dose d’humour // Vous avez peut-être vu comme moi, Al.Hy tirer la langue durant une interview (Après Wuther .. de mémoire)

« Mots » exactement du genre de ceux que j’écris moi même 😉
Et Al.Hy – involontairement ou pas (certainement) ne joue pas qu’avec les mots mais aussi avec le sens car sur l’illustration où elle tombe dans une piscine enroulée de palmiers :

Envolée sur Zébulon depuis quelques jours, voici ma carte pause-(t)-hâle
J’ai déjà hâte de vous retrouver,.. Tellement de choses nous attendent..
Sachez, mon adorable tribu, que je serai bientôt au service de vos oreilles !
Baisers mouillés,
Al.Hy

qui a l’évident sens de « hale » comme « halée » (bronzée) par le soleil. Que dire : triple sens : carte postale, mais « pause » (congés bien mérités) ..

Idem pour ce qui est d’autres jeux de mots dignes de Salvador Dali – genre « Je ma muse » qui défriserait Stéphanie, mais qui est mignon comme toute (1). Moi, c’est de même facture genre « petite nana chronique » ou « internenette » que je m’aime bien aussi.
Ophélie/Al.Hy préparait un bac lettres.. alors, elle use correctement les mots – c’est normique.
Elle en use joliment d’ailleurs pendant que nombre de mots tombent aux oubliettes sous la pression de l’anglais – comme ce « stress » qui ne veut strictement rien dire alors qu’en français, on a bien 50 mots pour exprimer telle idée. Tiens – ne serait-ce que :

design kate micucci

Affolement, angoisse, angoissé, anxieux, appréhension, alarmé, à cran, agité, à bout, aversion, avoir peur, contrainte, craintif, choqué, commotion, claqué, crevé, dépassé, débordé, harassé, épuisé, embarrassé, embêté, empoisonné, épouvanté, ennuyé, émotion, ébranlement, exploité, éreinté, exténué, énervé, effroi, s’effrayé, effarouché, fatigué, forcé, fébrile, fourbu, frayeur, frémir, frousse, frissonner, hantise, harassé, humilié, impressionné, inquiet, impatient, intimider, las, lessivé, menacé, meurtri, miné, moulu, noyé, obligé, contraint de/à, obnubilé, outré, obsédé, paniqué, poursuivi, apeuré, pressé, peine, peureux, phobique, pusillanime, pensif, préoccupé, palpiter, perdre ses moyens, rompu, s’alarmer, soucieux, soucieux, songeur, secousse, surchargé, surexploité, surmené, sursauter, tarauder, terreur, terroriser, traumatisme, tendu, tension, tourmenté, troublé, timide, timoré, avoir le trac, tracassé, trembler, tourmenté, trouille, vanné, vidé ..

.. je me suis arrêté à la lettre « v » et encore – j’en oublie bien une vingtaine.

Dans cette pauvre langue qu’est l’anglois.. il n’y aurait qu’un mot pour résumer tout ça ?
Le français est une belle langue mais il est vrai qu’on a intérêt souvent, à la raccourcir, simplifier mais l’ « améliorer » aussi, jouer avec – comme fait le poète, lui inventer des tournures comme « Je ma muse » qui couvre joliment bien un concept, celui d’être inspirée par le feunne.

Ce polichinelle qui critiquait Al.Hy qu’elle gueule ou crie.. moi, quand j’entend Al.Hy, je vibre en accord « parfait » avec ses ré, ses la ♬ et ses zut. Idem pour sa façon de s’exprimer internetement.

Ou alors – suite à un accident de bracelet (2) : Ophélie est un peu ma fille.

(1) « Tout » s’accordant avec Al.Hy, comme chacun l’a comprit.

(2) Ref. à « La vie n’est pas un long fleuve tranquille ».

(3) Un épisode de Kaamelott rigole d’un ancêtre au télégraphe Chappe.. où on communiquerait avec deux drapeaux comme dans la marine aussi.

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Pourquoi ch’t’M bien – les jeux de mots à 100 balles

Al.Hy est bien de son époque – sans aucun doute, mais elle n’a pas été complètement pourrite par la langue SMS, ni même le « causer rap » des cités « sensibles ».

Ceci posé –

Personnellement, j’ai un style écrit assez débridé imbibé de jeux de maux à 100 sous, souvent même – surréalistiques, familier.. même que ça ne plait pas à tout le monde. Mon lecteur, au premier passage, est souvent horrifié, puis il s’habitue.. comme Stéphanie Bédard (Robin des Bois) qui me tirait les oreilles que je n’étais pas un exemple pour les djeunesses canadiennes québecoise et françoise – avant que je ne m’explique.

Si « le rire est le propre de l’homme » et de son sous-produit : la femme, l’humour – lui, est loin d’être naturel; il n’est pas spontané – sauf ici et sauf chez Al.Hy.
C’est encore une raison pourquoi ch’t’M bien Al.Hy.. Al.Hy qui use de tournures, de casse-mot exactement comme je le fais.. pour s’en jouer de ces mots convenus et usagés. Par exemple, ce 17 août, voilà comment qu’elle cause sur son FaceBook_Officiel :

Envolée sur Zébulon depuis quelques jours, voici ma carte pause-(t)-hâle
J’ai déjà [..]
Baisers mouillés, Al.Hy

gong radio gnome invisible

C’est une chaussure : moi saucisse – comme Al.Hy, j’aurais pu écrire ce truc : « carte, pause-(t)-hâle » .. on a un style proche sauf qu’heureusement, Al.Hy est une fille – moi, un gars.

Sans vouloir slipanalyser la charmante, sans compter que : sans qu’elle l’ai remarqué, Al.Hy parle comme par hasard de « pause » quand elle a grand besoin de se reposer et de « hâle » où on comprend halé par le soleil – ce qui résulte bien de ses méandres neuroniques et poétiques. Mais, arrêtons là la psychananalyse – S.F n’étant vraiment pas mon copain.
Même avec l’anglais, ça marche les jeux de mots – il y a par exemple I am souris.. j’aime assez.

Al.Hy délire aussi pire que moi – pour ça déjà : je ta dore.

séuɹnoʇǝɹ sɹǝsıɐq
˙˙ʇôʇuǝıq ʇuǝʌıɹɹɐ sǝsoɥɔ ǝp sɐʇ sǝp ʇǝ ‘ǝlnoɹ ʎɥ˙lɐ
˙sıoɟ ɐl à ǝɔuǝssǝ uoɯ ʇǝ ɹnǝʇoɯ uoɯ sǝʇê snoʌ ‘uǝıʇnos ǝp ʇǝ ɹnoɯɐ,p sǝƃɐssǝɯ soʌ ‘ǝʇuǝʇʇɐ ǝɹʇoʌ ɹnod ɹǝıɔɹǝɯǝɹ snoʌ à sıɐuǝʇ ǝɾ
˙˙snoʌ ɔǝʌɐ ǝnbıunɯɯoɔ ǝɾ ǝnb ‘ɹǝıʌɐl…Afficher la suite

Sue Al.Hy_Officiel, le 7 août.

Ou bien : simple phrases tro sibyllines : Baisers d’impatience et de hâte extrême abusive et épileptique.
Votre Al.Hy qui pense à vous.
, pire .. Nous sommes Lundi et ce jour sonne vous.

Bref : exactement mon genre qui me va bien? Copieuse !

try so hard gong 8

Au regret de ne pas vous passer de l’Al.Hy, Al.phabête étant toppe secrète jusqu’à sa sortie; mais bon, « Gong », ça fera patienter.