Au risque de l’abîmer

NETFLIX a imposé des règles internes « anti harcèlement »

, on savait l’Amérique hystérique puritaine, pudibonde, mais à ce point ~~

On est plus à une #balancetacon*erie près .. « Regarder une femme plus de 5 secondes », selon NETFLIX, serait du quasi viol 😦

Sur la télé CNews « L’Heure des pros » de l’excellent Pascal Praud justement, Patricia Balme clos un débat à ce sujet en disant :

Merci de « ne pas abîmer l’amour ».
Pascal fait écho de ces jolis // quelques mots.

http://www.youtube.com/watch?v=_o_riE_jyzQ

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C’est pourtant simple (Maj : moules)

♦ C’est encore une combine pour – sinon :

« perdre » du poids, au moins – contrôler la façon dont on mange.

Il est des filles qui ne se trouvent pas assez anorexiques sous prétexte qu’elles auraient 2 kg à perdre.

Ici, on ne fera pas de médecine de bonne femme – que nous tomberions sous les coups de rouleau à pâtisserie et devant le juge pour exercice illégal de la médecine. Un simple petit conseil, donc, mais pourtant efficace, concernant la psychologie de la bouffe.
Je l’ai remarqué (cause à mes nombreuses heures de vol), chez les gens en sur-poids, le premier facteur (outre l’adolescence, la puberté) ce sont les habitudes familiales : des familles entières « bouffent » alors que d’autres se nourrissent tout simplement.

La plus mauvaise habitude, c’est le « manger mou » car, manger mou, c’est faire peu d’efforts pour engloutir.. c’est engloutir plus en moins de temps. Et cette recette efficace autant que simple : c’est de manger compliqué.
Le temps consacré à manger intervient beaucoup dans la satiété. Se jeter sur 300g de barbaque et l’engloutir en 2 mn, d’évidence, ce n’est pas la soluce car après il y aura les frites, les entremets , « fromages » ET desserts, alors que 60 g de crevettes grises prendront bien une demi-heure et donneront l’impression d’avoir mangé comme quatre.
Encore moins compliqué : comme dans le Chnord.. mangez forces moules – sans une goutte de graisse ! (5)

Par exemple (bien que ce ne soit de moins en moins possible pratiquement) : manger un truc léger et compliqué comme du pigeon, de la bécasse.. c’est long et peu gras.

On a déjà vu ici, que boire deux verres d’eau calmait déjà passablement l’appétit.

♦ Pratiquement,

on a par exemple ici, une recette de spare ribbs, du travers de porc mais contrairement à son nom, il est fort peu gras, long à déguster, peu riche tout bien réfléchit.
On se bat avec quatre morceaux qu’on va s’en sucer les doigts sans prendre 2 grammes. Comme c’est de la cuisine chinoise : pas de pain par dessus le marché.. remplacé par un bol de riz.

On peut réaliser cette recette simple pour impressionner ses copains.. ce n’est pas interdit.

Tu achètes du travers de porc – disons 4, 5 morceaux par personne; le moins gras possible mais ça l’est peu déjà.

Le nec, c’est de couper les morceaux en « bouchées », façon chinoise.
Tu les jettes dans un peu d’huile et fait revenir, les retournant en faisant sauter en l’air. Le mieux pour les faire « sauter » c’est d’utiliser un guo (锅) que les incultes appellent « ou’oke » ou wok, mot américain (1) qui ne convient pas à la cuisine chinoise.

Bon, le temps qu’on cause, les morceaux sont revenus, bien dorés (Plus ils sont revenu et plus ils sont vidés de leur graisse). On jette l’huile.. les graisses. On jette un peu de sucre dessus en remuant (2), quelques gouttes d’huile de sésame. Le sucre fond et colle à la viande. On jette du jiangyou (sauce de soja 酱油). On touille à feu vif – fait sauter. La sauce se transforme en miel brun brillant qui colle bien à la viande. On saupoudre d’un peu de piment de Cayenne concassé (même avec des pépins), « un peu » ! Généralement, on dit « travers .. sauce sucrée » mais sauce sucrée est un abus de langage, car après cuisson, il n’en reste plus, de sucre, il a été quasiment caramélisé.
Question sel.. pour éviter de saler : on jette une pincée de glutamate (3) qui remplace fort bien le « salé ».

Pour faire joli – à la chinoise – on coupe des cives/ciboulette chinoise, fanes d’oignon dessus et un peu de coriandre ciselée. Pendant qu’on « bouffe », les chinois sont très sensibles à la présentation, l’harmonie des couleurs – le vert des cives, ça sert surtout à ça.

Certain y mettrons un peu de miel plutôt que du sucre, d’autres de la cassonade, sucre brun.. ça ne change pas grand chose.

On a préparé du riz à l’autocuiseur : une mesure de riz (ne pas le laver) et un peu plus d’une mesure d’eau. Du « riz rond », riz de pauvre ou du riz long. Compter deux mesures de riz pour trois mangeurs normaux 😉 mais comme – cuit à l’autocuiseur, il est fameux, autant dire une mesure par personne.

Avec des baguettes (deux par personne) et voilà-voilou.

baijiu

Cette recette est pratiquement inconnue du nord de la Chine, c’est plutôt cantonnais (char siu). On ne mange jamais « vraiment » chinois en Europe, les français ne le supporteraient pas. On mange cantonnais, Taiwan, thaï, et bien sur, vietnamien.

Pour faire des « american spareribs », c’est exactement la même chose mais on remplace le jiangyou par de la HP-sauce qui contient pas mal de sucre.
On fait revenir; presque cuit, jette l’huile, saupoudre d’une pincée de sucre et on verse du HP-sauce mouillé d’un peu d’eau. On retourne plusieurs fois.
On peut préférer le BBQ si on le souhaite et s’il ne pleut pas des hallebardes.
Ah j’oubliais ! Question présentation : pour les « américain sparibbs » on ne coupe pas les morceaux, on les laisse groupés par 4/5 – une vision « BBQ » des choses. Le riz ? De l’Uncle Bens – où avez-vous la tête ?

D’évidence : pour que ça marche, il ne faut pas que cette idée ne soit exercée qu’une fois par an. Il faut que ça devienne une règle de vie.

Les « surpoids » choisiront la flotte.. ou un peu de Listel rosé. Pour les autres : on tombe d’accord sur le pinard : un rosé de Provence un Tavel ou un Tavel pour faire riche.

Un gris de Toul fera bien l’affaire aussi – quand on habite près de Toul; à boire comme un trou bien sur, sans aucune retenue. Les chinois eux, avec, boivent : rien – coutume chinoise, mais s’ils se décident à boire, ils éclusent de l’alcool de riz blanc (infect) qui titre 55 à 65°, tiède si possible. Ca fait monter la température de la conversation vers 55, 65°. A déconseiller sans lits de camps ou civières.

L’alcool de riz (baijiu), disons que ça ressemble peut être à de la grappa, du schnaps (« .. distillée à partir de céréales, de racines ou de fruits, en particulier… « , bref, n’importe quoi) ou vodak de très très mauvaise qualité, du genre qui rend aveugle rien qu’à la regarder. Ça a un arrière goût de vieux bois pourrit, pas de chêne, ça c’est sur – les chinois (et chinoises) adorent ça. Comme on le voit sur l’étiquette, celui-ci ne titre « que » 55°. 55 en chinois : ça fait « 5, 10, 5 » – 五十五 (wu shi wu).

(1) Américain d’importation Taiwan.

(2) Si on a ps de prétendu problème de surpoids, on peut en jeter généreusement.

(3) Qui n’a rien d’allergène comme le raconte les ignares.

(4) En ignorant que « la mastication » prépare la digestion.

(5) Bien que les gourmands hors surpoids, peuvent les préparer dans de la crème, oignons, ail avec deux brins de persil.
Quelques frites – c’est pas interdit : il existe des friteuses « sans huile » .. une cuillère tout au plus !

Effets de bord de l’internet

L’information et la culture – C’est vrai qu’internet est un outils magique.. internet apporte même la culture aux pays les plus pauvres.
Internet est si balaise qu’outre bousculer tout ce qui est médias change même au plus profond de nos mécanismes de réflexion, jusqu’à nos processus quasiment instinctif.

Un exemple :

Pour parvenir à un résultat.. choisir un bouquin à la bibliothèque par exemple, on consulte des fiches séquentiellement, l’une après l’autre alors que rechercher sous internet fait appel à des mécanismes plus proches du fonctionnement « en parallèle » de notre cerveau. Par exemple : vous ne vous souvenez plus du nom d’un chanteur ou d’un homme politique.. vous ne vous souvenez plus d’un mot, d’un concept comme « utopie » ~~ il vous suffit pour retrouver, d’entrer tout ce qui est contextuel :

« Marchés Provence lyrics ».. « Saint Amand chanteuse » ou « Le petit père des peuples » .. et internet rendra inévitablement « utopie » et « Al.Hy » en quelques clics.

1310269-Charles_Cros

Ça procède de mécanismes « agglutinogène » si vous permettez – en quelque sorte.
Ce n’est plus une succession de processus logiques pas-à-pas qui conduisent à l’information.
Quand on fait une recherche sur internet, on ne suit pas un fil conducteur mais donnons a manger une suite de mots.

Nul doute aussi, que cette « dispersion » de l’information déplaît aux maîtres du monde car ils ne peuvent plus la maîtriser comme à l’époque des journaux « papier ». Les pôles de ré-information se multiplient, les Snowden et Wikileaks .. les blogs fleurissent de partout.

Internet finira t-il par rendre le monde adulte ? On verra bien.
C’est le philosophe Jacques Rancière qui s’étonne – en étudiant Jacoto, il déduit que l’élève n’a pas besoin de maître :

Ses étudiants hollandais veulent apprendre le français, mais lui ne connaît pas le hollandais. Il ne dispose que d’une version bilingue du Télémaque de Fénelon et se résout à leur demander d’apprendre le français en s’aidant de la traduction. Au bout d’un certain temps, il leur demande de raconter en français ce qu’ils pensent de ce qu’ils ont lu. Il s’attend à une catastrophe. Or, il est très surpris par la qualité de leurs travaux et tire de l’expérience deux leçons essentielles. La première est celle de la dissociation entre la volonté du maître et l’exercice de l’intelligence de l’élève. Si ces étudiants hollandais ont compris le fonctionnement des phrases françaises uniquement en lisant des phrases françaises, cela signifie qu’ils n’ont pas eu besoin des explications du maître pour comprendre quelque chose. L’égalité des intelligences veut d’abord dire ceci : il y a une autonomie absolument irréductible du travail d’une intelligence que l’on peut mettre en évidence par cette expérience de hasard qui a séparé complètement l’exercice du maître de l’exercice de l’élève. »

étonnant non ? Pas besoin de maître (1).. c’est internet le prof.

L’internet va nous forer à revoir nombre principes fondateurs. Par exemple :cette faculté de l’accès à l’information remet en question des principes fondateurs comme « les droits d’auteur » de l’écrit ou du filmique par exemple, qui font s’arracher les cheveux à l’HADOPI.
Est-ce que l’ouvrage « La guerre des Gaules » appartient toujours aux « ayant droits’ de Jules César d’ailleurs ?
Rétribuer les auteurs comme Al.Hy, c’est la moindre des choses, mais la manière qu’a de le faire la SACEM est révolue.. Charles Cros est mort vous savez ? Tout comme la protection des idées – « brevets de forme », brevets divers.. C’est vrai en fait : à une époque donné, Volta découvre l’électricité – soit, mais s’il ne l’avait fait, un n’autre ne l’aurait-il pas fait six mois plus tard.. comme Marconi avec sa radion. Quand c’est l’heure, c’est l’heure.

Informatique inévitable.. des vieux disent ne pas vouloir de smartphones mais acceptent mieux des bracelets qui les relient à des centres d’urgence. Un musulman sera scandalisé de se voir remplacer une valve cardiaque par une valve de cochon mais ce même vieux ne crachera pas sur un pacemaker relié à un automate informatisé !

L’avancée des technologies informatique va bien plus vite qu’on ne l’espérait il y a quarante ans. La traduction automatique par exemple il y a 30 ans, semblait bien loin alors qu’elle est devenue courante grâce à la vitesse et puissance des processeurs. Ne parlons pas de la pénétration dans la vie courante.. vous entendez une chanson sympa – vous cliquez l’icone « Shazam » de votre smartphone et il vous affiche « Al.Hy – Echo ». On ose même pas imaginer la complexité des programmes qui se cachent derrière cette simple et amusante fonctionnalité.

On pense être envahi par l’informatique alors que ce n’est qu’un début !!

(1) Ou simplement pour les grandes lignes.