Pourquoi ch’t’M bien – les jeux de mots à 100 balles

Al.Hy est bien de son époque – sans aucun doute, mais elle n’a pas été complètement pourrite par la langue SMS, ni même le « causer rap » des cités « sensibles ».

Ceci posé –

Personnellement, j’ai un style écrit assez débridé imbibé de jeux de maux à 100 sous, souvent même – surréalistiques, familier.. même que ça ne plait pas à tout le monde. Mon lecteur, au premier passage, est souvent horrifié, puis il s’habitue.. comme Stéphanie Bédard (Robin des Bois) qui me tirait les oreilles que je n’étais pas un exemple pour les djeunesses canadiennes québecoise et françoise – avant que je ne m’explique.

Si « le rire est le propre de l’homme » et de son sous-produit : la femme, l’humour – lui, est loin d’être naturel; il n’est pas spontané – sauf ici et sauf chez Al.Hy.
C’est encore une raison pourquoi ch’t’M bien Al.Hy.. Al.Hy qui use de tournures, de casse-mot exactement comme je le fais.. pour s’en jouer de ces mots convenus et usagés. Par exemple, ce 17 août, voilà comment qu’elle cause sur son FaceBook_Officiel :

Envolée sur Zébulon depuis quelques jours, voici ma carte pause-(t)-hâle
J’ai déjà [..]
Baisers mouillés, Al.Hy

gong radio gnome invisible

C’est une chaussure : moi saucisse – comme Al.Hy, j’aurais pu écrire ce truc : « carte, pause-(t)-hâle » .. on a un style proche sauf qu’heureusement, Al.Hy est une fille – moi, un gars.

Sans vouloir slipanalyser la charmante, sans compter que : sans qu’elle l’ai remarqué, Al.Hy parle comme par hasard de « pause » quand elle a grand besoin de se reposer et de « hâle » où on comprend halé par le soleil – ce qui résulte bien de ses méandres neuroniques et poétiques. Mais, arrêtons là la psychananalyse – S.F n’étant vraiment pas mon copain.
Même avec l’anglais, ça marche les jeux de mots – il y a par exemple I am souris.. j’aime assez.

Al.Hy délire aussi pire que moi – pour ça déjà : je ta dore.

séuɹnoʇǝɹ sɹǝsıɐq
˙˙ʇôʇuǝıq ʇuǝʌıɹɹɐ sǝsoɥɔ ǝp sɐʇ sǝp ʇǝ ‘ǝlnoɹ ʎɥ˙lɐ
˙sıoɟ ɐl à ǝɔuǝssǝ uoɯ ʇǝ ɹnǝʇoɯ uoɯ sǝʇê snoʌ ‘uǝıʇnos ǝp ʇǝ ɹnoɯɐ,p sǝƃɐssǝɯ soʌ ‘ǝʇuǝʇʇɐ ǝɹʇoʌ ɹnod ɹǝıɔɹǝɯǝɹ snoʌ à sıɐuǝʇ ǝɾ
˙˙snoʌ ɔǝʌɐ ǝnbıunɯɯoɔ ǝɾ ǝnb ‘ɹǝıʌɐl…Afficher la suite

Sue Al.Hy_Officiel, le 7 août.

Ou bien : simple phrases tro sibyllines : Baisers d’impatience et de hâte extrême abusive et épileptique.
Votre Al.Hy qui pense à vous.
, pire .. Nous sommes Lundi et ce jour sonne vous.

Bref : exactement mon genre qui me va bien? Copieuse !

try so hard gong 8

Au regret de ne pas vous passer de l’Al.Hy, Al.phabête étant toppe secrète jusqu’à sa sortie; mais bon, « Gong », ça fera patienter.

Les rapports suspects entre Al.Hy et Alceste

Parcours dans les neurones d’Al.Hy aux alentours de 2010.

Alceste est furieux parce que Philinte vient de prodiguer des marques d’amitié à un homme qu’il connaît à peine. Philinte lui rappelle les exigences de la politesse. L’opinion d’Alceste est qu’on a le devoir de dire la vérité partout et à tout le monde. Il ne voit qu’hypocrisie dans la politesse, et même dans tous les faits et gestes de l’humanité.

il aime une coquette médisante, Célimène. Alceste se calme et convient de sa faiblesse.

Elle montre à Alceste son ridicule et ses contradictions.

Trahi, Alceste veut se venger et offre son amour à Éliante,

le petit nicholas 28

Alceste a perdu son procès. Il ressent une haine de plus en plus vive contre l’humanité.

Alceste, lui, reste là, encore prêt à pardonner à Célimène et à l’épouser, si elle accepte de le suivre pour vivre avec lui à la campagne. Célimène hésite, puis refuse. Alceste déclare alors son intention de rompre avec elle et de se retirer dans la solitude.

(Lire la suite sur : http://www.etudes-litteraires.com/moliere-misanthrope-resume.php#ixzz2bMac9LOc )

Dans « Le Petit Nicolas » : Alceste est « un copain qui mange tout le temps ».

L’Alceste de Molière n’est-il pas un gros naïf qui s’est trompé de société, dans le fond ? du moins : un idéaliste un peu à côté de la plaque ?
Critiquer la société a pour sens « chercher à améliorer » bien sur, mais est-ce que Molière y est arrivé ? Encore en 2013, on est en droit de se poser la question 😉
Pour changer la société, il faudrait commencer par changer l’homme (et surtout : la femme) – ce n’est demain la veille.

Dans « le cas » Al.Hy – son intérêt pour le personnage d’Alceste : s’identifie t-elle à lui ? Elle reconnait à plusieurs reprises sa verdeur, voire sa naïveté (ce qui est caractéristique qu’une jeune qui met les pieds dans la société, surtout dans les médias – bien que lorsqu’elle « choisit » Alceste, elle ne s’appelle pas encore « Al.Hy ».
Ou plus simplement : ne nourrit-elle pas de la sympathie pour un semblable ?
C’est un peu la même chose dans le fond.

Puis : « hypocrite » et « heureux » – qui sont les deux autres composant d’Al.Hy.

Pourquoi-comment ce contrepoint à « Imbécile heureux » ?
Certainement pas des qualificatifs à Alceste qui au contraire, regrette l’hypocrisie de la société et est malheureux de son amante incertaine.
Ou alors : hypocrite et « fier de l’être ». Mais dans ce cas, Ophélie ne s’identifie pas mais est critique de cette gente au contraire.

On est bien incapable d’analyser la démarche alhyenne d’autant qu’on est pas parvenu à paparazziter son « petit carnet noir », mais tout ça éclaire quand même – sinon sur les solutions, au moins sur les questions qu’à 16/17 ans, elle se posait.

La psychanalyse – déjà que je ne lui accorde que très peu de crédit ici, c’est pas le propos – mais c’est vrai qu’on traîne tous nos traumas. Moi, par exemple : je suis trop « carré ».. Quand je vois une image qui n’est pas « à la bulle » (1) que l’horizon barre en couille d’un degré, il faut toujours que je redresse l’horizontal, sans quoi, ça me provoque une perturbation neuronique.

(1) Expression en prise de vue qui a pour sens : la caméra ou l’appareil, n’était pas bien horizontal. Il y a un petit niveau à bulle sur les pieds de caméra.